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IDCC 2609~140 000 salariésBâtiment ETAM

Convention collective Bâtiment ETAM

Convention collective nationale des employés, techniciens et agents de maîtrise du bâtiment du 12 juillet 2006

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Fiche convention collective — IDCC 2609

convention-facile.fr

IDCC
2609
Intitulé officiel
Convention collective nationale des employés, techniciens et agents de maîtrise du bâtiment du 12 juillet 2006
Secteur
Bâtiment ETAM
Salariés couverts
~140 000
Identifiant Légifrance
KALICONT000018773893
Texte consolidé
1 428 articles
Thèmes couverts ici
Salaires & rémunération · Classification & coefficients · Congés · Rupture & indemnités · Durée du travail · Contrat & embauche

Salaire minimum applicable

Le texte de base ne contient aucune grille en euros : il renvoie à un avenant « salaires » renégocié, en général chaque année, et qui n'est opposable à toute la branche qu'une fois son arrêté d'extension publié au JO. On ne publie pas de montant pour l'IDCC 2609 tant que cet avenant et son arrêté n'ont pas été relus ligne à ligne — à ce jour, c'est fait pour les IDCC 1090 et 2264. L'avenant en vigueur se trouve sur Légifrance, dans le bloc « Textes Salaires » de la convention.

Plancher valable dans tous les cas : le SMIC, 1 867,02 € brut par mois sur la base de 151,67 h (12,31 € de l'heure), depuis le 1er juin 2026 (arrêté du 22 mai 2026 relatif au relèvement du salaire minimum de croissance, JO du 24 mai 2026). Un minimum conventionnel plus bas que ce montant ne s'applique pas : c'est le SMIC qui prime.

Ce que dit votre convention, thème par thème

Réponses officielles du Code du travail numérique (service public), pour l'IDCC 2609. Chaque réponse renvoie à l'article qui la fonde.

Préavis

Quelle est la durée du préavis en cas de démission ?

En cas de démission, la durée du préavis dépend de l’ancienneté du salarié. Elle est égale à :

  • Moins de 2 ans d'ancienneté : 1 mois ;
  • 2 ans ou plus d'ancienneté : 2 mois.

L'employeur et le salarié peuvent se mettre d'accord pour une durée plus courte.

Source : Article 8.1

Quelle est la durée de préavis en cas de licenciement ?

En cas de licenciement, la durée du préavis est égale à :

  • Moins de 2 ans d'ancienneté : 1 mois ;
  • A partir de 2 ans d'ancienneté : 2 mois ;
  • Salariés ayant 15 ans d'ancienneté et âgés de plus de 55 ans à la date de l'expiration du préavis (effectué ou non) : 3 mois.

Le salarié n'a pas droit au préavis en cas de licenciement pour faute grave.

Source : Article 8.1

Quelle est la durée de préavis en cas de départ à la retraite ?

En cas de départ à la retraite, la durée du préavis est égale à 2 mois, quels que soient l'âge et l'ancienneté du salarié.

Source : Article 8.12

Période d'essai

Quelle est la durée maximale de la période d'essai, sans et avec renouvellement ?

Les durées de la période d'essai ont été fixées par une convention collective conclue avant le 26 juin 2008.

Pour les salariés en CDI, la durée maximale de la période d'essai est égale à :

  • Employés : 2 mois, renouvelable une fois ;
  • Techniciens et agents de maîtrise : 3 mois, renouvelable une fois.

Source : Article 2.3

La période d’essai peut-elle être renouvelée ?

La période d'essai peut être renouvelée une fois pour une durée identique, avec un délai de prévenance minimum de 8 jours calendaires.

Source : Article 2.3

Congés

Les congés pour événements familiaux

Les salariés ont droit aux congés exceptionnels avec maintien de la rémunération pour les événements familiaux suivants :

  • Mariage : 4 jours ;
  • Pacs : 3 jours ;
  • Mariage d'un de ses enfants : 1 jour ;
  • Obsèques de son conjoint marié ou pacsé : 3 jours ;
  • Obsèques d'un de ses enfants : 3 jours ;
  • Obsèques de son père, de sa mère : 3 jours ;
  • Obsèques d'un de ses grands-parents ou beaux-parents, d'un de ses frères ou beaux-frères, d'une de ses sœurs ou belles-sœurs, d'un de ses petits-enfants : 1 jour ;
  • Naissance survenue à son foyer ou arrivée d'un enfant placé en vue de son adoption : 3 jours. Ces jours d'absence ne peuvent pas se cumuler avec les congés accordés pour ce même enfant dans le cadre du congé de maternité.

Après la naissance ou l'adoption de son enfant, le salarié peut bénéficier d'un congé de paternité de 11 jours calendaires consécutifs ou 18 jours en cas de naissances multiples, dans les conditions prévues par le code du travail. Ce congé se cumule avec les 3 jours de congés en cas de naissance ou adoption. Le congé de paternité doit être pris dans les 4 mois qui suivent la naissance.

Le salarié a droit à un congé de 3 jours par an en cas de maladie ou d'accident, constaté par certificat médical, d'un enfant de moins de 16 ans dont il assume la charge. Ce congé non rémunéré peut, le cas échéant, être imputé sur les jours RTT. Il est porté à 5 jours si :

  • L'enfant est âgé de moins de 1 an, ou ;
  • Si le salarié assume la charge de 3 enfants ou plus âgés de moins de 16 ans.

Source : Article 5.2 · Article 6.8 · Article 6.9

Jours fériés et ponts dans le secteur privé

Le salarié peut travailler un jour férié en raison de circonstances exceptionnelles. Dans ce cas, les heures travaillées sont majorées de 100%. Cette majoration pour travail exceptionnel ne se cumule pas avec les majorations pour heures supplémentaires.

Si un même travail donne droit à plusieurs majorations (travail de nuit, du dimanche ou d'un jour férié, heures supplémentaires), seule la majoration correspondant au taux le plus élevé s'applique.

Source : Article 3.2.3

Prime d'ancienneté

Comment déterminer l'ancienneté du salarié ?

L’ancienneté est définie comme le temps pendant lequel le salarié a été employé dans l’entreprise, en une ou plusieurs fois, pour tous les postes.

Pour le calcul de l’ancienneté, sont aussi pris en compte :

  • La durée des interruptions pour maladie, accident ou maternité ;
  • Les congés payés annuels ou congés exceptionnels de courte durée, résultant d'un accord entre les parties ;
  • La durée des interruptions pour périodes militaires obligatoires ;
  • Les interruptions pour mobilisation ou fait de guerre.

Sont exclues de l’ancienneté les périodes correspondant à des contrats de travail dont la rupture est imputable au salarié.

Lorsque l'entreprise appartient à un groupe qui a mis en place un comité de groupe, l’ancienneté prend en compte toutes les périodes de travail au sein des entreprises du groupe.

Les fractions d'année d'ancienneté sont prises en compte et arrondies au 1/12ème le plus proche.

Si un salarié passe, sur instruction de son entreprise, définitivement ou pour un temps limité, dans une autre entreprise, il aura une continuité dans le calcul de l'ancienneté et des avantages y afférents. Ce maintien s'applique que le salarié reste définitivement dans la seconde entreprise ou reprenne sa place dans la première. Toutefois, s'il reste définitivement dans la seconde entreprise, celle-ci prend en charge l'ancienneté acquise dans la première. Ces instructions doivent être confirmées au salarié par les deux entreprises.

Source : Article 8.13

Quand le salarié a-t-il droit à une prime d’ancienneté ? Quel est son montant ?

La convention collective ne prévoit pas de prime d'ancienneté.

Rupture & indemnités

À quelles indemnités peut prétendre un salarié qui part à la retraite ?

La convention collective prévoit une indemnité de départ à la retraite pour :

  • Le salarié âgé de plus de 60 ans qui remplit les conditions pour bénéficier d'une pension vieillesse à taux plein du régime général de la sécurité sociale ou d'un régime assimilé ;
  • Le salarié âgé de moins de 60 ans justifiant d'une longue carrière et qui remplit les conditions pour bénéficier d'une retraite à taux plein.

L'indemnité de départ à la retraite est égale à :

  • 1/10ème de mois par année d'ancienneté, à partir de 2 ans et jusqu'à 10 ans d'ancienneté ;
  • 1,5/10ème de mois par année d'ancienneté, pour les années au-delà de 10 ans d'ancienneté.

L'indemnité de départ à la retraite ne peut pas dépasser la valeur de 5 mois de salaire.

Source : Article 8.10 · Article 8.11

Durée du travail

Travail du dimanche : quelle contrepartie ?

Le salarié peut travailler un dimanche en raison de circonstances exceptionnelles. Dans ce cas, les heures travaillées sont majorées de 100%. Cette majoration pour travail exceptionnel ne se cumule pas avec les majorations pour heures supplémentaires.

Si un même travail donne droit à plusieurs majorations (travail de nuit, du dimanche ou d'un jour férié, heures supplémentaires), seule la majoration correspondant au taux le plus élevé s'applique.

Source : Article 3.2.3

Maladie & prévoyance

En cas d’arrêt maladie du salarié, l’employeur doit-il assurer le maintien de salaire ?

La convention collective prévoit un maintien de salaire pour :

  • En cas d'accident ou de maladie non professionnels, le salarié justifiant d'un an de présence dans l'entreprise, avec un maximum de 3 mois à dater de la cessation du travail ;
  • En cas d'accident ou de maladie non professionnels, le salarié justifiant de 5 ans de service, continu ou non, dans une ou plusieurs entreprises du secteur des travaux publics, avec un maximum de 3 mois à dater de la cessation du travail ;
  • En cas d'arrêt de travail, pour un accident du travail et une maladie professionnelle, tout salarié sans condition d'ancienneté, avec un maximum de 3 mois à dater de la cessation du travail.

Sont exclus les accidents non professionnels occasionnés par la pratique de sports ayant entraîné une incapacité de travail supérieure à 1 mois.

Le salarié a droit au maintien de salaire, après déduction des indemnités journalières de la sécurité sociale, dans les conditions suivantes :

  • Pendant les 90 premiers jours, l'employeur maintiendra au salarié 100% de son salaire mensuel ;
  • A partir du 91ème jour, le salarié sera couvert par le régime de prévoyance prévu par la convention collective. Si l'employeur n'a pas souscrit au régime de prévoyance obligatoire, il devra payer directement au salarié les indemnités correspondantes.

Si le salarié est en arrêt maladie à plusieurs reprises pendant la même année civile, la durée totale d'indemnisation ne peut pas dépasser celle des périodes fixées ci-dessus.

Le bénéfice du maintien de salaire est soumis à la possibilité pour l'employeur d'organiser une contre-visite médicale par un médecin de son choix.

Pendant la période d'absence pour maladie ou accident, l'indemnisation sera réduite, le cas échéant, de la valeur des prestations à titre d'indemnités journalières que le salarié toucherait du fait des indemnités versées par le responsable de l'accident ou son assurance.

En cas d'accident causé par un tiers et non reconnu comme accident du travail, les paiements seront effectués sous réserve du versement des indemnités dues par le tiers responsable ou son assurance, et à la condition que le salarié engage les poursuites nécessaires.

Source : Article 6.5

En cas de maladie, le salarié a-t-il droit à une garantie d’emploi ?

L'employeur peut licencier le salarié en arrêt maladie, si les nécessités de bon fonctionnement de l'entreprise justifient son remplacement à titre permanent.

Ces dispositions ne s'appliquent pas en cas de maladie professionnelle ou d'accident de travail autre qu'un accident de trajet.

Source : Article 6.6

Contrat & embauche

Est-il obligatoire d'avoir un contrat de travail écrit et signé ?

L'employeur confirme au salarié son embauche en lui remettant un contrat de travail écrit précisant les conditions du poste.

Source : Article 2.1

Quelles informations doivent figurer dans le contrat de travail ou la lettre d'engagement ?

L'employeur confirme au salarié son embauche en lui remettant un contrat de travail écrit précisant :

  • La ou les fonctions du salarié ;
  • Sa classification ;
  • Sa rémunération ;
  • La durée du travail qui lui est applicable ;
  • Les organismes de prévoyance et de retraite auxquels est affilié le salarié.

Source : Article 2.1

Quelle peut être la durée maximale d'un CDD ?

La convention collective ne prévoit rien sur ce point.

Dans le cadre d’un CDD, quel est le montant de l’indemnité de fin de contrat ?

La convention collective ne prévoit rien sur ce point.

Dans le cadre d’un contrat de mission (intérim), quel est le montant de l’indemnité de fin de contrat ?

La convention collective ne prévoit rien sur ce point.

Fiche établie par convention-facile.fr d'après la base KALI (Légifrance / DILA). Le texte officiel fait foi : https://www.legifrance.gouv.fr/conv_coll/id/KALICONT000018773893. Les montants conventionnels évoluent par avenant — vérifiez la date d'extension avant de vous en servir dans une discussion salariale.

Consulter par thème

Sommaire de la convention

  • Texte de base : Convention collective nationale des employés, techniciens et agents de maîtrise du bâtiment du 12 juillet 2006
  • Titre Ier : Dispositions générales
  • Titre II : Contrat de travail
  • Titre III : Classification et rémunération
  • Chapitre III.1 : Classification
  • Chapitre III.2 : Rémunération
  • Titre IV : Durée et organisation du travail
  • Chapitre IV.1 : Horaires de travail
  • Chapitre IV.2 : Organisation du travail
  • Titre V : Congés payés ― Autorisations d'absence-Jours fériés
  • Titre VI : Protection sociale
  • Titre VII : Déplacements
  • Chapitre VII.1 : Déplacements et changements de résidence des ETAM en France à l'exclusion des DOM-TOM
  • Chapitre VII.2 : Déplacements des ETAM dans les DOM-TOM et hors de France
  • Titre VIII : Rupture du contrat de travail
  • Licenciement
  • Mise à la retraite
  • Départ à la retraite
  • Dispositions communes
  • Titre IX : Autres dispositions
  • Titre X : Dispositions finales
  • Textes Attachés
  • Protocole d'accord du 28 avril 2004 relatif aux astreintes dans la région Rhône-Alpes (1)
  • Exposé des motifs
  • Objet de l'accord
  • Mise en oeuvre de l'astreinte
  • Fréquence
  • Délai de prévenance
  • Matériel
  • Bases de l'indemnisation
  • Montant minimum des indemnisations 2004
  • Date d'application
  • Observation
  • Champ d'application
  • Dépôt
  • Adhésion par lettre du 11 septembre 2007 de la CFDT à la convention collective
  • Adhésion par lettre du 16 octobre 2007 de la CFE-CGC à la convention collective
  • Avenant n° 1 du 26 septembre 2007 relatif à la classification des emplois
  • Préambule
  • Annexe
  • Avenant n° 2 du 26 septembre 2007 portant modifications des articles 2.4 et 4.2.9
  • Protocole d'accord du 13 juin 1973 relatif aux organismes paritaires
  • Annexe Frais de déplacement, découcher et repas
  • Avenant n° 1 du 1er octobre 2008 relatif aux astreintes (Rhône-Alpes)
  • Accord du 28 septembre 2009 relatif à l'emploi des salariés âgés
  • TITRE Ier OBJECTIFS CHIFFRÉS
  • TITRE II DOMAINES D'ACTION
  • TITRE III MODALITÉS DE SUIVI
  • TITRE IV MISE EN OEUVRE DE L'ACCORD
  • Avenant n° 3 du 11 décembre 2012 relatif à la convention de forfait en jours
  • Préambule
  • Accord du 18 décembre 2012 relatif au congé de formation économique, sociale et syndicale
  • Accord du 5 janvier 2017 relatif au contrat de génération dans le bâtiment
  • Préambule
  • Titre Ier Diagnostic actualisé
  • Titre II Tranches d'âge des jeunes et des salariés âgés concernés par les engagements souscrits par l'employeur
  • Titre III Engagements en faveur de l'insertion durable des jeunes dans le cadre d'un contrat de génération
  • Titre IV Engagements en faveur de l'emploi des salariés âgés
  • Titre V Actions permettant la transmission des savoirs et des compétences en direction des jeunes
  • Titre VI égalité professionnelle entre les femmes et les hommes et la mixité des emplois

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Source : base KALI (Légifrance / DILA), texte officiel de la convention collective IDCC 2609. Informations fournies à titre indicatif.