Convention Facile
IDCC 1517~97 000 salariés

Rupture du contrat et indemnités Commerces de détail non alimentaires (antiquités, brocante, galeries d'art [œuvres d'art], arts de la table, coutellerie, droguerie, équipement du foyer, bazars, commerces ménagers, modélisme, jeux, jouets, périnatalité et maroquinerie)

Indemnités de licenciement, de départ à la retraite et conditions de rupture selon la convention collective Commerces de détail non alimentaires (antiquités, brocante, galeries d'art [œuvres d'art], arts de la table, coutellerie, droguerie, équipement du foyer, bazars, commerces ménagers, modélisme, jeux, jouets, périnatalité et maroquinerie).

Réponse officielleSource : Code du travail numérique (État)

À quelles indemnités peut prétendre un salarié qui part à la retraite ?

En cas de départ à la retraite, le salarié a droit à une indemnité égale à :

  • 1 mois de salaire après 10 ans d'ancienneté ;
  • 1,5 mois de salaire après 15 ans d'ancienneté ;
  • 2 mois de salaire après 20 ans d'ancienneté ;
  • 2,5 mois de salaire après 25 ans d'ancienneté ;
  • 3 mois de salaire après 30 ans d'ancienneté.

Le salaire à prendre en compte pour le calcul de cette indemnité est selon la formule la plus avantageuse pour le salarié :

  • Soit 1/12ème de la rémunération brute des 12 derniers mois ;
  • Soit 1/3 de la rémunération brute des 3 derniers mois. Dans ce cas, les primes ou gratifications versées pendant la période ne sont prises en compte que proportionnellement à cette période.

Cette indemnité de départ à la retraite ne se cumule pas avec une autre indemnité de même nature.

Textes de référence

Extraits du texte de la convention Commerces de détail non alimentaires (antiquités, brocante, galeries d'art [œuvres d'art], arts de la table, coutellerie, droguerie, équipement du foyer, bazars, commerces ménagers, modélisme, jeux, jouets, périnatalité et maroquinerie)

Texte consolidé de la convention (base KALI / Légifrance), donné à titre de référence.

Chapitre VI Rupture du contrat de travail

Article 1er – Préavis Article 2 – Licenciement individuel Article 3 – Rupture conventionnelle Article 4 – Indemnisation conventionnelle du licenciement Article 5 – Départ à la retraite à l'initiative du salarié Article 6 – Indemnisation conventionnelle du départ à la retraite Article 7 – Départ à la retraite à l'initiative de l'employeur (mise à la retraite) Article 8 – Indemnisation minimum de la mise à la retraite

Article 1erChapitre VI Rupture du contrat de travail

À l'issue de la période d'essai, en cas de rupture du contrat de travail, sauf faute grave ou lourde, la durée du préavis est déterminée en fonction de la durée de présence dans l'entreprise comme suit : Qualification du salarié Mode de rupture • Démission quelle que soit la durée de présence • Licenciement avant 2 ans d'ancienneté • Mise à la retraite avant 2 ans d'ancienneté • Licenciement au-delà de 2 ans d'ancienneté • Mise à la retraite au-delà de 2 ans d'ancienneté • Départ à la retraite avant 2 ans d'ancienneté • Départ à la retraite au-delà de 2 ans d'ancienneté Niveaux I, II, III, IV, V 1 mois 2 mois 1 mois 2 mois Niveau VI 2 mois 2 mois 1 mois 2 mois Niveaux VII, VIII, IX 3 mois 3 mois 1 mois 2 mois En application de l'article L. 5213-9 du code du travail, la durée du préavis de licenciement d'un salarié en situation de handicap correspond au double de la durée fixée pour les autres salariés, dans la limite de 3 mois. En cas de démission, à la demande écrite du salarié, l'employeur peut dispenser ce dernier d'accomplir tout ou partie de son préavis. Dans ce cas le salarié ne percevra son salaire que pour la période de travail effectué, sauf accord contraire entre les parties. En cas de licenciement, l'employeur qui dispense le salarié d'effectuer son préavis doit lui verser une indemnité compensatrice égale au salaire qu'il aurait perçu s'il avait continué à travailler. En tout état de cause, le contrat de travail prend fin à l'expiration du préavis, même lorsque celui-ci n'est pas effectué. Pendant le préavis de licenciement, l'employeur est tenu de permettre au salarié de s'absenter 2 heures par jour, pour un horaire hebdomadaire de travail de 35 heures, afin de rechercher un nouvel emploi jusqu'au moment où celui-ci aura été trouvé. Les heures d'absence rémunérées sont fixées d'un commun accord ou, à défaut, 1 jour au gré de l'employeur, 1 jour au gré du salarié. Elles peuvent, d'un commun accord écrit, être groupées en une ou plusieurs fois. Pour les salariés à temps partiel, ce droit est accordé pro rata temporis.

Article 2Chapitre VI Rupture du contrat de travail

Après la période d'essai, l'employeur qui envisage de rompre le contrat de travail à durée indéterminée d'un salarié pour un motif personnel doit pouvoir justifier d'une cause réelle et sérieuse et respecter la procédure requise par les dispositions législatives et réglementaires en vigueur. Lorsque le licenciement touche un salarié protégé (délégué syndical, membre élu du comité social et économique…), l'employeur doit obtenir une autorisation de l'inspecteur du travail pour pouvoir le licencier. La demande d'autorisation se fera conformément à la législation sociale en vigueur.

Article 3Chapitre VI Rupture du contrat de travail

Les parties peuvent convenir d'une rupture conventionnelle selon les dispositions des articles L. 1237-11 et suivants du code du travail.

Article 4Chapitre VI Rupture du contrat de travail

Tout salarié licencié, que le motif soit personnel (sauf en cas de faute grave ou lourde) ou économique, perçoit après 8 mois d'ancienneté une indemnité de licenciement calculée comme suit en fonction de son ancienneté. Cette ancienneté s'apprécie à la date de fin du contrat (c'est-à-dire à l'expiration du préavis, même si celui-ci n'est pas effectué). L'indemnité de licenciement ne peut être inférieure aux montants suivants : – 1/4 de mois de salaire par année d'ancienneté pour les années jusqu'à 10 ans ; – 1/3 de mois de salaire par année d'ancienneté pour les années à partir de 10 ans ; auxquels s'ajoute 1/ 15e de mois de salaire par année d'ancienneté à partir de 10 ans. Le salaire à prendre en compte pour le calcul de cette indemnité est, selon la formule la plus avantageuse pour le salarié : – soit 1/12 de la rémunération brute des 12 mois précédant la notification du licenciement (ou, lorsque la durée de service du salarié est inférieure à 12 mois, la moyenne mensuelle de la rémunération de l'ensemble des mois précédant la notification du licenciement) ; – soit 1/3 de la rémunération brute des 3 mois précédant la notification du licenciement (dans ce cas, les primes ou gratifications versées pendant la période ne sont prises en compte que pro rata temporis). En cas d'année incomplète, l'indemnité est calculée proportionnellement au nombre de mois complets accomplis. L'indemnité de licenciement ne se cumule pas avec toute autre indemnité de même nature.

Article 5Chapitre VI Rupture du contrat de travail

Conformément aux dispositions légales en vigueur, tout salarié pourra quitter l'entreprise volontairement pour bénéficier du droit à une pension de vieillesse, à taux plein ou à taux réduit. Le salarié dont le droit à pension de retraite est ouvert à taux plein en application des dispositions législatives et réglementaires peut être mis à la retraite sur décision de l'employeur sous réserve du respect des dispositions législatives et réglementaires (voir art. 7 infra).

Article 6Chapitre VI Rupture du contrat de travail

Lorsque le salarié quitte volontairement l'entreprise, une indemnité de départ à la retraite calculée comme suit en fonction de son ancienneté lui est versée : – 1 mois de salaire après 10 ans d'ancienneté ; – 1 mois 1/2 de salaire après 15 ans d'ancienneté ; – 2 mois de salaire après 20 ans d'ancienneté ; – 2 mois 1/2 de salaire après 25 ans d'ancienneté ; – 3 mois de salaire après 30 ans d'ancienneté. Le salaire à prendre en compte pour le calcul de cette indemnité est, selon la formule la plus avantageuse pour le salarié : – soit 1/12 de la rémunération brute des 12 mois précédant le départ à la retraite ; – soit 1/3 de la rémunération brute des 3 mois précédant le départ à la retraite (dans ce cas, les primes ou gratifications versées pendant la période ne sont prises en compte que pro rata temporis). Cette indemnité de départ à la retraite ne se cumule pas avec toute autre indemnité de même nature. Le salarié totalisant au moins 15 ans d'ancienneté dans l'entreprise bénéficiera, 6 mois avant son départ à la retraite, d'une réduction de son horaire de travail égale à 1 heure par jour, sans diminution de salaire. Pour le salarié travaillant à temps partiel, ce droit sera accordé pro rata temporis.

Article 7Chapitre VI Rupture du contrat de travail

L'employeur ne peut pas mettre à la retraite un salarié avant l'âge d'ouverture automatique du droit à pension à taux plein, et ce jusqu'au 70e anniversaire de l'intéressé, sans avoir au préalable respecté les conditions suivantes : – l'employeur doit interroger par écrit le salarié, au moins 3 mois avant la date anniversaire à laquelle il remplit la condition d'âge lui permettant de bénéficier automatiquement d'une retraite à taux plein, puis chaque année jusqu'à son 69e anniversaire inclus, sur son intention de quitter volontairement l'entreprise pour bénéficier d'une pension de vieillesse durant l'année à venir ; – le salarié doit formuler une réponse dans le mois qui suit la réception de la proposition ; – en cas de refus ou d'absence de réponse, l'employeur ne peut pas mettre le salarié à la retraite pendant l'année qui suit. En cas d'accord, il peut le mettre à la retraite pendant cette même période. La procédure doit être répétée chaque année, au moins 3 mois avant la date anniversaire du salarié. À compter du 70e anniversaire du salarié, l'employeur peut décider unilatéralement une mise à la retraite d'office. Si l'employeur ne respecte par cette procédure, il ne peut pas mettre l'intéressé à la retraite. Lorsque la mise à la retraite touche un salarié protégé (délégué syndical, membre élu du comité social et économique …), l'employeur doit obtenir une autorisation de l'inspecteur du travail pour pouvoir le licencier. La demande d'autorisation se fera conformément à la législation sociale en vigueur.
ℹ️ La réponse ci-dessus provient du Code du travail numérique (service public, à jour). Les extraits du texte de la convention sont issus de la base KALI consolidée et peuvent contenir des dispositions anciennes. Informations fournies à titre indicatif, sans valeur juridique : seul le texte en vigueur sur Légifrance fait foi.

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