Convention collective Télécommunications
Convention collective nationale des télécommunications du 26 avril 2000
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Fiche convention collective — IDCC 2148
convention-facile.fr
- IDCC
- 2148
- Intitulé officiel
- Convention collective nationale des télécommunications du 26 avril 2000
- Secteur
- Télécommunications
- Salariés couverts
- ~88 000
- Identifiant Légifrance
- KALICONT000005635557
- Texte consolidé
- 692 articles
- Thèmes couverts ici
- Salaires & rémunération · Classification & coefficients · Période d'essai · Congés · Rupture & indemnités · Durée du travail · Maladie & prévoyance · Contrat & embauche
Salaire minimum applicable
Le texte de base ne contient aucune grille en euros : il renvoie à un avenant « salaires » renégocié, en général chaque année, et qui n'est opposable à toute la branche qu'une fois son arrêté d'extension publié au JO. On ne publie pas de montant pour l'IDCC 2148 tant que cet avenant et son arrêté n'ont pas été relus ligne à ligne — à ce jour, c'est fait pour les IDCC 1090 et 2264. L'avenant en vigueur se trouve sur Légifrance, dans le bloc « Textes Salaires » de la convention.
Plancher valable dans tous les cas : le SMIC, 1 867,02 € brut par mois sur la base de 151,67 h (12,31 € de l'heure), depuis le 1er juin 2026 (arrêté du 22 mai 2026 relatif au relèvement du salaire minimum de croissance, JO du 24 mai 2026). Un minimum conventionnel plus bas que ce montant ne s'applique pas : c'est le SMIC qui prime.
Ce que dit votre convention, thème par thème
Réponses officielles du Code du travail numérique (service public), pour l'IDCC 2148. Chaque réponse renvoie à l'article qui la fonde.
Préavis
Quelle est la durée du préavis en cas de démission ?
En cas de démission, la durée du préavis est égale à :
-
Pour les groupes A et B :
- 1 mois si le salarié a moins de 2 ans d'ancienneté ;
- 2 mois si le salarié a plus de 2 ans d'ancienneté ;
-
Pour les groupes C et D : 2 mois ;
-
Pour les groupes E, F et G : 3 mois ;
-
Pour les salariés hors classification : la durée du préavis est fixée par le contrat de travail et ne peut pas être inférieure 3 mois.
Source : Article 4.4.1.1
Quelle est la durée de préavis en cas de licenciement ?
En cas de licenciement, la durée du préavis est égale à :
-
Pour les groupes A et B :
- 1 mois si le salarié a moins de 2 ans d'ancienneté ;
- 2 mois si le salarié a plus de 2 ans d'ancienneté ;
-
Pour les groupes C et D : 2 mois ;
-
Pour les groupes E, F et G : 3 mois ;
-
Pour les salariés hors classification : la durée du préavis est fixée par le contrat de travail et ne peut pas être inférieure 3 mois.
Le salarié n'a pas droit au préavis en cas de licenciement pour faute grave ou pour faute lourde.
Source : Article 4.4.1.1
Quelle est la durée de préavis en cas de départ à la retraite ?
En cas de départ à la retraite, la durée du préavis est égale à :
-
Pour les groupes A et B :
- 1 mois si le salarié a moins de 2 ans d'ancienneté ;
- 2 mois si le salarié a plus de 2 ans d'ancienneté ;
-
Pour les groupes C et D : 2 mois ;
-
Pour les groupes E, F et G : 3 mois ;
-
Pour les salariés hors classification : la durée du préavis est fixée par le contrat de travail et ne peut pas être inférieure 3 mois.
Source : Article 4.4.1.1 · Article 4.4.2
Période d'essai
Quelle est la durée maximale de la période d'essai, sans et avec renouvellement ?
Les durées de la période d'essai ont été fixées par un avenant* conclu après le 26 juin 2008.
Pour les salariés en CDI, la durée maximale de la période d'essai est égale à :
- Salariés des groupes A et B : 1 mois, renouvelable une fois ;
- Salariés des groupes C et D : 2 mois, renouvelable une fois ;
- Salariés des groupes E, F et G : 3 mois, renouvelable une fois ;
- Salariés hors classification : la durée de la période d'essai est fixée dans le contrat de travail.
*L'avenant a été conclu le 20 novembre 2009.
Source : Article 4.2.3
La période d’essai peut-elle être renouvelée ?
Pour les salariés en CDI des groupes A à G compris, la période d'essai peut être renouvelée une fois. Le renouvellement doit être adressé au salarié, par écrit, avant la fin de la période d'essai initiale.
Pour les salariés hors classification, la période d'essai ne peut pas être renouvelée.
Source : Article 4.2.3
Congés
Les congés pour événements familiaux
Les salariés ont droit, sur justificatif, aux congés exceptionnels suivants :
-
Mariage du salarié : 6 jours ouvrables ;
-
Mariage d'un enfant : 2 jours ouvrables ;
-
Décès du conjoint : 3 jours ouvrables ;
-
Décès d'un enfant : 3 jours ouvrables ;
-
Décès du père ou de la mère : 2 jours ouvrables ;
-
Décès du frère ou de la soeur : 2 jours ouvrables ;
-
Décès du beau-père ou de la belle-mère : 2 jours ouvrables ;
-
Naissance survenue au foyer ou arrivée d'un enfant placé en vue de son adoption : 3 jours ouvrables ;
-
Maladie ou accident constaté par certificat médical d'un enfant à charge de moins de 16 ans : dans la limite de 3 jours ouvrables par an.
Ces congés n’entraînent pas de perte de salaire.
Source : Article 8 de l'accord du 4 juin 1999
Jours fériés et ponts dans le secteur privé
Le chômage des jours fériés légaux n'entraîne aucune diminution de rémunération.
Le 1er Mai est un jour chômé et payé.
Si le salarié travaille un jour férié autre que le 1er mai, il a le choix entre :
- une majoration de 50 % ;
- une compensation en temps d'une journée.
En cas de travail la nuit d'un jour férié, la majoration est de 110 %. (Les heures de travail occasionnelles entre 22 heures et 6 heures du matin sont considérées comme travail de nuit.)
En cas de travail un dimanche également jour férié, seule la majoration la plus favorable s'applique.
Source : Article 10 de l'accord du 4 juin 1999 · Article 9 de l'accord du 4 juin 1999
Prime d'ancienneté
Comment déterminer l'ancienneté du salarié ?
La convention collective ne prévoit rien sur ce point.
Quand le salarié a-t-il droit à une prime d’ancienneté ? Quel est son montant ?
La convention collective ne prévoit pas de prime d'ancienneté.
Rupture & indemnités
À quelles indemnités peut prétendre un salarié qui part à la retraite ?
L'indemnité de retraite est égale à :
-
20 % du salaire annuel brut après 10 ans d'ancienneté ;
-
40 % du salaire annuel brut après 20 ans d'ancienneté ;
-
60 % du salaire annuel brut après 30 ans d'ancienneté.
Le salaire à prendre en compte est le salaire brut versé par l'entreprise au cours des 12 derniers mois de présence du salarié.
Si le montant prévu pour l'indemnité de licenciement est plus favorable que le montant de l'indemnité retraite pour le salarié alors l'employeur versera l'indemnité de licenciement.
Source : Article 4.4.1.2 · Article 4.4.2
Durée du travail
Travail du dimanche : quelle contrepartie ?
Si le salarié travaille occasionnellement un dimanche, il a le choix entre :
- une majoration de 100% ;
- une compensation en temps équivalent.
En cas de travail la nuit d'un dimanche, la majoration est de 110 %. (Les heures de travail occasionnelles entre 22 heures et 6 heures du matin sont considérées comme travail de nuit.)
En cas de travail un dimanche et jour férié, seule la majoration la plus favorable s'applique.
Source : Article 10 de l'accord du 4 juin 1999
Maladie & prévoyance
En cas d’arrêt maladie du salarié, l’employeur doit-il assurer le maintien de salaire ?
La convention collective prévoit que le salarié a droit à un maintien de salaire pendant son arrêt de travail pour maladie dans les conditions suivantes.
1. Conditions du droit au maintien de salaire pendant l'arrêt maladie
Pour avoir droit au maintien de salaire pendant son arrêt de travail, le salarié doit avoir au moins 6 mois d'ancienneté. Si le salarié obtient l'ancienneté nécessaire pendant l'arrêt de travail, il aura droit au maintien de salaire pour la période d'indemnisation restante. Le salarié doit aussi
-
avoir justifié son arrêt de travail à son employeur dans les 48 heures ;
-
être pris en charge par la sécurité sociale ;
-
être soigné sur le territoire métropolitain ou dans l'un des autres pays de la Communauté économique européenne.
2. Durée et montant du maintien de salaire
Le salarié a droit à :
-
Pendant les 45 premiers jours d’arrêt, à un maintien de la rémunération à 100%, après déduction des indemnités de la sécurité sociale ;
-
Pendant les 60 jours suivants, à un maintien des ¾ de la rémunération, après déduction des indemnités de la sécurité.
Le salarié ne doit pas percevoir un montant supérieur à la rémunération nette qu'il aurait effectivement perçue s'il avait continué de travailler.
En cas de modulation du temps de travail, aucune régularisation horaire ou salariale ne peut être faite si l’indemnisation perçue correspond à un nombre d’heures supérieur à celui que le salarié aurait dû effectuer.
Si plusieurs congés de maladie donnent droit à un maintien de salaire au cours d'une période de 12 mois, la durée totale d'indemnisation ne peut dépasser au total celle des périodes fixées ci-dessus.
Source : Article 4.3.1
En cas de maladie, le salarié a-t-il droit à une garantie d’emploi ?
La convention collective ne prévoit rien sur ce point.
Contrat & embauche
Est-il obligatoire d'avoir un contrat de travail écrit et signé ?
Pour l'embauche d'un salarié, l'employeur rédige un contrat de travail, en français, en double exemplaire. Ce contrat ne peut pas contenir de terme étranger ni d'expression étrangère à moins qu'il y ait une explication en français. Si le salarié est étranger, une traduction du contrat sera effectuée à la demande du salarié, dans sa langue.
Source : Article 4.2.2
Quelles informations doivent figurer dans le contrat de travail ou la lettre d'engagement ?
Le contrat de travail doit préciser :
- L'identité de l'employeur et du salarié ;
- La durée minimale ou la date de fin de contrat pour un CDD ;
- La date d'embauche du salarié ;
- La durée de la période d'essai, s'il y a lieu, et les conditions de son éventuel renouvellement ;
- L'appellation de l'emploi occupé et son groupe de classification ;
- Le lieu de travail ou le lieu de travail de rattachement en cas de sites multiples ;
- La durée du travail de référence applicable au salarié ;
- Le montant, la composition et la périodicité de versement des éléments contractuels de la rémunération ;
- L'existence de la convention collective et les conditions de sa consultation ;
- L'existence d'un règlement intérieur ;
- Le régime de protection sociale.
Le contrat de travail peut aussi prévoir les clauses concernant :
- La mobilité géographique et/ou fonctionnelle au sein de l'entreprise ou du groupe ;
- L'obligation de non-concurrence ;
- Le dédit formation ;
- Le régime des déplacements professionnels ;
- S'il y a lieu, pour le personnel d'encadrement, les conditions d'une éventuelle délégation de pouvoirs ou d'autorité.
Source : Article 4.2.2
Quelle peut être la durée maximale d'un CDD ?
La convention collective ne prévoit rien sur ce point.
Dans le cadre d’un CDD, quel est le montant de l’indemnité de fin de contrat ?
La convention collective ne prévoit rien sur ce point.
Dans le cadre d’un contrat de mission (intérim), quel est le montant de l’indemnité de fin de contrat ?
La convention collective renvoie au code du travail.
Source : Article 4.2.7
Fiche établie par convention-facile.fr d'après la base KALI (Légifrance / DILA). Le texte officiel fait foi : https://www.legifrance.gouv.fr/conv_coll/id/KALICONT000005635557. Les montants conventionnels évoluent par avenant — vérifiez la date d'extension avant de vous en servir dans une discussion salariale.
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Sommaire de la convention
- Texte de base : Convention collective nationale des télécommunications du 26 avril 2000
- Préambule
- Titre Ier : Champ d'application
- Titre II : Dispositions générales
- Conditions et effets de l'entrée en vigueur de la présente convention
- Durée et dépôt
- Adhésion à la présente convention
- Révision
- Dénonciation
- Publicité
- Titre III : Le dialogue social
- Chapitre Ier : Dialogue social au niveau de la branche
- Chapitre II : Dialogue social au niveau des entreprises
- Titre IV : Dispositions relatives à l'embauche, la suspension et la rupture du contrat de travail
- Chapitre Ier : Non-discrimination et égalité professionnelle
- Chapitre II : Contrat de travail
- Chapitre III : Suspension du contrat de travail
- Chapitre IV : Rupture du contrat de travail
- Titre V : Durée et aménagement du temps de travail
- Titre VI : Gestion des emplois et des parcours professionnels
- Chapitre Ier : Classification et rémunération minimale
- Chapitre II : Evolution professionnelle des salariés
- Chapitre IV : Mobilité professionnelle
- Chapitre V : Observatoire des métiers
- Titre VII : Santé et sécurité
- Dispositions générales (1)
- Surveillance médicale
- Titre VIII : Protection sociale
- Chapitre Ier : Retraite complémentaire (1)
- Chapitre II : Prévoyance
- Titre IX : Dispositions diverses
- Chapitre Ier : Inventions et brevets
- Chapitre II : Participation aux résultats
- Textes Attachés
- Avenant du 25 janvier 2002 relatif au domaine de l'Internet
- Domaine Internet
- Les sociétés de gestion de réseaux optiques passifs
- Date d'effet - Extension - Dépôt - Publicité
- Annexe I : Accord relatif au champ d'application de la convention collective des télécommunications - Accord du 2 décembre 1998
- Texte annexé à l'accord du 2 décembre 1998 relatif au champ d'application de la convention collective des télécommunications
- Annexe I : Avenant à l'accord du 2 décembre 1998 relatif au champ d'application de la convention collective des télécommunications - Avenant du 18 février 1999
- Annexe II : Accord sur les modalités et conditions de participation aux réunions paritaires - Accord du 2 décembre 1998
- Champ d'application
- Objet
- Composition des délégations
- Autorisation d'absences, maintien de rémunération, : remboursement des frais
- Date d'effet - Extension - Dép^ot, publicité
- Annexe III : Réduction et aménagement du temps de travail dans le secteur des télécommunications - Accord du 4 juin 1999
- TITRE Ier : Durée et décompte du temps de travail
- TITRE II : Applications de la durée et du décompte du temps de travail
- TITRE III : Répartition et organisation du temps de travail
- TITRE IV : Réduction du temps de travail, formation et emploi
- TITRE V : Compte épargne-temps (CET)
- TITRE VI : Dispositions générales
- Annexe IV : Classification Convention collective nationale du 26 avril 2000
- Exemples d'emplois
- Famille technique
- Famille commercial
- Familles ressources/support
- Famille systèmes d'informations multimédia
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Source : base KALI (Légifrance / DILA), texte officiel de la convention collective IDCC 2148. Informations fournies à titre indicatif.