Convention collective Organismes de formation
Convention collective nationale des organismes de formation du 10 juin 1988
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Fiche convention collective — IDCC 1516
convention-facile.fr
- IDCC
- 1516
- Intitulé officiel
- Convention collective nationale des organismes de formation du 10 juin 1988
- Secteur
- Organismes de formation
- Salariés couverts
- ~73 000
- Identifiant Légifrance
- KALICONT000005635435
- Texte consolidé
- 917 articles
- Thèmes couverts ici
- Salaires & rémunération · Classification & coefficients · Période d'essai · Congés · Rupture & indemnités · Durée du travail · Maladie & prévoyance · Contrat & embauche
Salaire minimum applicable
Le texte de base ne contient aucune grille en euros : il renvoie à un avenant « salaires » renégocié, en général chaque année, et qui n'est opposable à toute la branche qu'une fois son arrêté d'extension publié au JO. On ne publie pas de montant pour l'IDCC 1516 tant que cet avenant et son arrêté n'ont pas été relus ligne à ligne — à ce jour, c'est fait pour les IDCC 1090 et 2264. L'avenant en vigueur se trouve sur Légifrance, dans le bloc « Textes Salaires » de la convention.
Plancher valable dans tous les cas : le SMIC, 1 867,02 € brut par mois sur la base de 151,67 h (12,31 € de l'heure), depuis le 1er juin 2026 (arrêté du 22 mai 2026 relatif au relèvement du salaire minimum de croissance, JO du 24 mai 2026). Un minimum conventionnel plus bas que ce montant ne s'applique pas : c'est le SMIC qui prime.
Ce que dit votre convention, thème par thème
Réponses officielles du Code du travail numérique (service public), pour l'IDCC 1516. Chaque réponse renvoie à l'article qui la fonde.
Préavis
Quelle est la durée du préavis en cas de démission ?
En cas de démission, la durée du préavis est égale à :
-
Pour les employés :
- Jusqu'à 2 ans d'ancienneté : 1 mois ;
- Plus de 2 ans d'ancienneté : 2 mois ;
-
Pour les techniciens : 2 mois ;
-
Pour les cadres : 3 mois.
La durée du préavis peut être plus court si, suite à la demande du salarié, l’employeur estime que cela ne perturbe pas la bonne marche de l’entreprise.
Source : Article 9.1
Quelle est la durée de préavis en cas de licenciement ?
En cas de licenciement, la durée du préavis est égale à :
-
Pour les employés :
- Jusqu'à 2 ans d'ancienneté : 1 mois ;
- Plus de 2 ans d'ancienneté : 2 mois ;
-
Pour les techniciens : 2 mois ;
-
Pour les cadres : 3 mois.
Le salarié n'a pas droit au préavis en cas de licenciement pour faute grave ou faute lourde.
Source : Article 9.1
Quelle est la durée de préavis en cas de départ à la retraite ?
La convention collective ne prévoit pas la durée du préavis en cas de départ à la retraite.
Source : Article 9.1
Période d'essai
Quelle est la durée maximale de la période d'essai, sans et avec renouvellement ?
Les durées de la période d'essai ont été fixées par une convention collective conclue avant le 26 juin 2008.
Pour les salariés en CDI, la durée maximale de la période d'essai est égale à :
-
Employés : 1 mois pour la période d'essai initiale, 1 mois pour la période d'essai renouvelée (donc 2 mois au total) ;
-
Techniciens : 2 mois pour la période d'essai initiale, 1 mois pour la période d'essai renouvelée (donc 3 mois au total) ;
-
Cadres (F, G et H) : 3 mois pour la période d'essai initiale, 3 mois pour la période d'essai renouvelée (donc 6 mois au total) ;
-
Directeurs (H et I) : 6 mois pour la période d'essai initiale, 6 mois pour la période d'essai renouvelée (donc 12 mois au total).
Source : Article 7
La période d’essai peut-elle être renouvelée ?
Pour les salariés en CDI, la période d'essai peut être renouvelée une fois dans les conditions suivantes :
-
Employés, techniciens : la période d'essai peut être renouvelée pour une durée d'un mois ;
-
Cadres et les directeurs : la période d'essai peut être renouvelée pour la même durée que la période d'essai initiale, après accord de l'employeur et du salarié.
Source : Article 7
Congés
Les congés pour événements familiaux
Les salariés ont droit, sur justification, aux congés exceptionnels avec maintien de la rémunération, pour les événements familiaux suivants :
-
Sans condition d'ancienneté :
- Mariage du salarié : 4 jours ;
- Mariage d'un enfant : 2 jours ;
- Décès du père ou de la mère : 3 jours ;
- Décès du conjoint ou d'un enfant : 5 jours ;
- Déménagement : 1 jour pour les salariés travaillant régulièrement le samedi.
-
Avec une ancienneté d'au moins 3 mois dans l'entreprise :
- Décès du beau-père, de la belle-mère, d'un frère ou d'une sœur : 1 jour ;
- Examen universitaire ou professionnel : dans la limite de 3 jours par an.
Ces jours d'absence exceptionnelle devront être pris au moment des événements en cause. Ils seront assimilés à des jours de travail effectif pour la détermination de la durée du congé annuel.
Avec une ancienneté d'au moins 1 an, les mères ou pères de famille d'enfants de moins de 16 ans, et sur présentation d'un certificat médical ont droit à 3 jours par an (accolés ou fractionnés) d'absence pour enfants malades. Si l'enfant a moins d'un an, ou est en situation de handicap ou est en affection de longue durée, ce droit est porté à 5 jours par an, dans les mêmes conditions. Pour les formateurs des niveaux D et E, la prise éventuelle de ces jours peut se faire sur le temps de formation (dont préparation, recherche, acte connexe). Ces dispositions s'appliquent si le maintien de rémunération en cas d'absence pour enfants malades n'est pas prévu par l'entreprise.
Source : Article 13.3
Jours fériés et ponts dans le secteur privé
Les jours fériés n'entrainent pas de diminution de la rémunération du salarié, à condition que le salarié ait été présent son dernier jour de travail précédant et son jour de travail suivant le jour férié.
En outre, lorsqu'il y aura obligation de travailler exceptionnellement un jour férié, le salarié recevra l'une des contreparties suivantes :
- Une rémunération complémentaire égale à 100 % de son salaire ;
- Un jour de congé compensatoire payé.
Source : Article 13.1
Prime d'ancienneté
Comment déterminer l'ancienneté du salarié ?
La convention collective ne prévoit rien sur ce point.
Quand le salarié a-t-il droit à une prime d’ancienneté ? Quel est son montant ?
La convention collective ne prévoit pas de prime d'ancienneté.
Rupture & indemnités
À quelles indemnités peut prétendre un salarié qui part à la retraite ?
L'indemnité de départ en retraite est égale à :
- 0,5 mois de salaire pour 1 à 5 ans d'ancienneté révolus ;
- 1 mois de salaire pour 5 à 10 ans d'ancienneté révolus ;
- 1,5 mois de salaire pour 10 à 15 ans d'ancienneté révolus ;
- 2 mois de salaire pour 15 à 20 ans d'ancienneté révolus ;
- 2,5 mois de salaire pour 20 à 30 ans d'ancienneté révolus ;
- 3 mois de salaire au-delà de 30 ans d'ancienneté révolus.
Le salaire à prendre en considération pour le calcul de l'indemnité de départ à la retraite est, selon la formule la plus avantageuse pour le salarié, égal à :
- 1/12ème de la rémunération des 12 derniers mois précédant la notification du départ à la retraite ou ;
- le traitement normal le plus élevé perçu au cours des 3 derniers mois de travail. Dans ce cas, les primes ou gratifications excédant la durée mensuelle seront prises en compte proportionnellement.
Source : Article 9.3
Durée du travail
Travail du dimanche : quelle contrepartie ?
La convention collective ne prévoit rien sur ce point.
Maladie & prévoyance
En cas d’arrêt maladie du salarié, l’employeur doit-il assurer le maintien de salaire ?
Le salarié a droit à un maintien de salaire pendant son arrêt de travail pour maladie dans les conditions suivantes.
1. Conditions du droit au maintien de salaire pendant l'arrêt maladie
Pour avoir droit au maintien de salaire pendant son arrêt de travail, le salarié doit avoir au moins 1 an d'ancienneté.
Le salarié doit aussi :
- Avoir justifié son arrêt de travail à son employeur, dans les 48 heures ;
- Être pris en charge par la sécurité sociale (sauf en cas de déplacement à l'extérieur de la CEE) ;
- Être soigné sur le territoire métropolitain ou dans l'un des autres pays de la Communauté économique européenne (sauf en cas de déplacement à l'extérieur de la CEE).
2. Délai de carence
Le maintien de salaire sera versé après un délai de carence de :
- 7 jours ouvrables en cas de maladie ;
- Dès le 1er jour d'arrêt en cas d'accident du travail ou de maladie professionnelle survenant dans l'entreprise.
Ce délai de carence est ramené à 3 jours, une fois par année.
Pour un arrêt de travail égal ou supérieur à 30 jours, le délai de carence de 7 jours sera rétroactivement supprimé.
3. Durée et montant du maintien de salaire
Le salarié a droit :
- Pendant les 30 premiers jours d’arrêt : maintien de la rémunération à 100%, après déduction des indemnités de la sécurité sociale. Cette durée sera augmentée de 15 jours pour chaque période complète de 5 ans d'ancienneté ;
- Pendant les 60 jours suivants : maintien des 3/4 de la rémunération, après déduction des indemnités de la sécurité sociale. Cette durée sera augmentée de 10 jours pour chaque période complète de 5 ans d'ancienneté.
La rémunération à prendre en considération est celle correspondant à l'horaire pratiqué pendant l' absence du salarié, dans l'établissement ou partie d'établissement, à condition que cette absence n'entraîne pas une augmentation de l'horaire pour le personnel restant au travail.
Le salarié ne doit pas percevoir un montant supérieur à la rémunération nette qu'il aurait effectivement perçue s'il avait continué de travailler.
Sur une période de 12 mois, la durée d'indemnisation sera au maximum celle des périodes ci-dessus fixées.
En cas de maladie supérieure à 12 mois continus, le salarié ne peut pas bénéficier d'une nouvelle période d'indemnisation. Les droits de maintien de salaire sont rouverts dès la reprise du travail.
Source : Article 14.1
En cas de maladie, le salarié a-t-il droit à une garantie d’emploi ?
Si l'employeur est dans la nécessité de pourvoir au remplacement effectif du salarié absent, il ne pourra le licencier qu'après la période de maintien de salaire prévue par la convention collective.
Source : Article 14.2
Contrat & embauche
Est-il obligatoire d'avoir un contrat de travail écrit et signé ?
L'employeur qui embauche un salarié établi obligatoirement un contrat de travail écrit, rédigé en français, en deux exemplaires dont l'un est remis au salarié et l'autre conservé par l'employeur.
Si le salarié est étranger, l'employeur établit une traduction de son contrat de travail dans sa langue maternelle, à sa demande.
L'absence de contrat de travail écrit qualifie un CDI.
Source : Article 5.1
Quelles informations doivent figurer dans le contrat de travail ou la lettre d'engagement ?
Le contrat de travail doit prévoir :
- La date d'entrée en fonction ;
- La nature du contrat de travail ;
- La durée du travail et sa répartition s'il y a lieu ;
- Le lieu de travail, ou de rattachement s'il y a lieu, et la zone géographique d'activité ;
- Le salaire de base et tous les éléments de la rémunération ;
- La définition de fonction, la catégorie professionnelle et son coefficient ;
- La durée de la période d'essai ;
- L'existence de la convention collective des organismes de formation.
La convention collective recommande d'annexer au contrat un profil de poste en se référant à la grille de classification et de compétences de la convention.
Source : Article 5.2
Quelle peut être la durée maximale d'un CDD ?
La convention collective prévoit le recours au CDD d’usage pour des actions limitées ou des missions temporaires. Ces CDD peuvent être conclus dans deux cas :
-
Des actions limitées dans le temps pour des intervenants dont les qualifications ne sont pas mises en œuvre dans les activités de formation habituelles de l’organisme ;
-
Des missions temporaires ne permettant pas de recourir à du personnel permanent en raison de la dispersion géographique des stages, de leur caractère occasionnel ou de l’accumulation des stages sur une même période.
Source : Article 5.4.3
Dans le cadre d’un CDD, quel est le montant de l’indemnité de fin de contrat ?
En cas de CDD d'usage pour les formateurs, le montant de l'indemnité de fin de contrat (ou indemnité dite "d'usage") est égal à 6% de la rémunération brute versée au salarié, à condition que le contrat ne se poursuive pas par un CDI.
Pour les autres types de CDD, le code du travail s'applique.
Source : Article 5.4.3
Dans le cadre d’un contrat de mission (intérim), quel est le montant de l’indemnité de fin de contrat ?
La convention collective ne prévoit rien sur ce point.
Fiche établie par convention-facile.fr d'après la base KALI (Légifrance / DILA). Le texte officiel fait foi : https://www.legifrance.gouv.fr/conv_coll/id/KALICONT000005635435. Les montants conventionnels évoluent par avenant — vérifiez la date d'extension avant de vous en servir dans une discussion salariale.
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Sommaire de la convention
- Texte de base : Convention collective nationale des organismes de formation du 10 juin 1988
- Préambule
- Champ d'application
- Durée. Dénonciation. Révision. Adhésion
- Droit syndical. Représentants du personnel
- Embauche
- Établissement du contrat de travail
- Contrat de travail à durée indéterminée intermittent
- Période d'essai
- Modification du contrat de travail pour motif économique
- Rupture du contrat de travail à durée indéterminée
- Durée et travail et aménagement du travail
- Formation professionnelle
- Congés payés
- Jours fériés et congés
- Absence pour maladie et indemnisation
- Maternité, paternité, adoption et éducation des enfants
- Prévoyance complémentaire
- Défense et citoyenneté. Réserve militaire
- Commissions paritaires
- Classification conventionnelle
- Rémunération
- Textes Attachés
- Accord du 20 décembre 1991 relatif aux retraites complémentaires ARRCO
- Champ d'application
- Calendrier des cotisations
- Répartition du taux supplémentaire
- Reconstitution de carrière
- Condition d'application
- Demande d'extension
- Accord du 3 juillet 1992 relatif à la mise en place d'un régime de prévoyance
- 1. Objet
- 2. Champ d'application : bénéficiaires
- 3. Décès
- 4. Invalidité totale et définitive
- 5. Rente éducation
- 6. Incapacité-invalidité temporaire totale
- 7. Invalidité permanente totale ou partielle
- 8. Situations particulières
- 9. Salaire de référence
- 10. Revalorisation des prestations
- 11. Gestion du régime de prévoyance
- 12. Commission paritaire de prévoyance et santé
- 13. Information des participants du régime
- 14. Fonds d'action sociale
- 15. Modification, résiliation, dénonciation
- 16. Date d'effet
- 17. Dépôt, demande d'extension
- Annexes
- Accord du 6 décembre 1999 relatif à la mise en place de la réduction du temps de travail dans les organismes de formation (1)
- TITRE Ier : Durée du travail et contingent d'heures supplémentaires
- TITRE II : Réduction du temps de travail pour les salariés de la branche
- TITRE III : Autres dispositions relatives à l'aménagement et à la réduction du temps de travail
- TITRE IV : Dispositions spécifiques aux formateurs D et E
- TITRE V : Dispositions relatives au CDD d'usage
- TITRE XII : Dispositions spécifiques aux jours fériés
- TITRE XIII (1) : Durée de l'accord et application
- Avenant du 25 novembre 2002 portant modification à l'accord du 3 juillet 1992 relatif à la prévoyance
- Accord du 3 juillet 2003 portant modifications à l'accord "Prévoyance" du 3 juillet 1992
- Préambule
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Source : base KALI (Légifrance / DILA), texte officiel de la convention collective IDCC 1516. Informations fournies à titre indicatif.