Convention collective Commerce de détail alimentaire non spécialisé
Convention collective nationale du commerce de détail alimentaire non spécialisé du 12 janvier 2021 (Avenant n° 138 du 12 janvier 2021) - Étendue par arrêté du 17 décembre 2021 JORF 23 décembre 2021
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Fiche convention collective — IDCC 1505
convention-facile.fr
- IDCC
- 1505
- Intitulé officiel
- Convention collective nationale du commerce de détail alimentaire non spécialisé du 12 janvier 2021 (Avenant n° 138 du 12 janvier 2021) - Étendue par arrêté du 17 décembre 2021 JORF 23 décembre 2021
- Secteur
- Commerce de détail alimentaire non spécialisé
- Salariés couverts
- ~81 000
- Identifiant Légifrance
- KALICONT000005635421
- Texte consolidé
- 694 articles
- Thèmes couverts ici
- Salaires & rémunération · Classification & coefficients · Congés · Durée du travail · Maladie & prévoyance · Contrat & embauche
Salaire minimum applicable
Le texte de base ne contient aucune grille en euros : il renvoie à un avenant « salaires » renégocié, en général chaque année, et qui n'est opposable à toute la branche qu'une fois son arrêté d'extension publié au JO. On ne publie pas de montant pour l'IDCC 1505 tant que cet avenant et son arrêté n'ont pas été relus ligne à ligne — à ce jour, c'est fait pour les IDCC 1090 et 2264. L'avenant en vigueur se trouve sur Légifrance, dans le bloc « Textes Salaires » de la convention.
Plancher valable dans tous les cas : le SMIC, 1 867,02 € brut par mois sur la base de 151,67 h (12,31 € de l'heure), depuis le 1er juin 2026 (arrêté du 22 mai 2026 relatif au relèvement du salaire minimum de croissance, JO du 24 mai 2026). Un minimum conventionnel plus bas que ce montant ne s'applique pas : c'est le SMIC qui prime.
Ce que dit votre convention, thème par thème
Réponses officielles du Code du travail numérique (service public), pour l'IDCC 1505. Chaque réponse renvoie à l'article qui la fonde.
Préavis
Quelle est la durée du préavis en cas de démission ?
En cas de démission, la durée du préavis est égale à :
-
Employés : 1 mois ;
-
Agents de maîtrise : 2 mois ;
-
Cadres : 3 mois.
Source : Article 20 de la convention collective.
Quelle est la durée de préavis en cas de licenciement ?
En cas de licenciement, la durée du préavis du salarié est égale à :
-
Employés :
- 1 mois pour une ancienneté de moins de 2 ans ;
- 2 mois pour une ancienneté de plus de 2 ans ;
-
Agents de maîtrise : 2 mois ;
-
Cadres : 3 mois.
Source : Article 20 de la convention collective.
Quelle est la durée de préavis en cas de départ à la retraite ?
En cas de départ à la retraite, la durée du préavis est égale à :
-
Employés : 1 mois ;
-
Agents de maîtrise : 2 mois* ;
-
Cadres : 3 mois*.
*Ces durées prévues par l'article 23-3 de la Convention collective n'ont pas été étendues car elles contreviennent aux dispositions du Code du travail.
Source : Arrêté du 17 décembre 2021 portant extension d'avenants et d'accords conclus dans le cadre de la convention collective nationale du commerce de détail non spécialisé (n° 1505) · Article 23.3 de la convention collective.
Période d'essai
Quelle est la durée maximale de la période d'essai, sans et avec renouvellement ?
Pour les salariés en CDI, la durée maximale de la période d'essai est égale à :
-
Ouvriers et employés : 1 mois ;
-
Agents de maîtrise et techniciens : 2 mois ;
-
Cadres : 3 mois.
Source : Article 16 de la convention collective.
La période d’essai peut-elle être renouvelée ?
La période d'essai ne peut pas être renouvelée.
Congés
Les congés pour événements familiaux
Les salariés ont droit à des congés payés de courte durée pour les événements suivants :
- Mariage ou PACS du salarié : 4 jours ouvrés ;
- Naissance ou adoption d'un enfant : 3 jours ouvrés ;
- Mariage d'un enfant du conjoint, concubin ou partenaire lié par un PACS : 1 jour ouvré ;
- Mariage d'un descendant du salarié : 1 jour ouvré, si le salarié a une ancienneté de moins de 6 mois / 2 jours ouvrés après 6 mois d'ancienneté ;
- Mariage du frère ou de la sœur du salarié : 1 jour ouvré ;
- Décès d'un enfant à charge ou non du salarié, 5 jours ouvrés ou :
- 7 jours ouvrés lorsque l'enfant est âgé de moins de 25 ans,
- 7 jours ouvrés, quel que soit son âge, si l'enfant décédé était lui-même parent,
- 7 jours ouvrés en cas de décès d'une personne âgée de moins de 25 ans à la charge effective et permanente du salarié.
Le salarié doit informer l'employeur 24 heures au moins avant le début de chaque période d'absence.
En cas de décès de son enfant âgé de moins de 25 ans ou d'une personne âgée de moins de 25 ans à sa charge effective et permanente, le salarié a droit, sur justification, à un congé de deuil de 8 jours.
Ce congé de deuil peut être pris dans un délai d'un an à compter du décès de l'enfant.
- Décès du père ou de la mère du salarié : 3 jours ouvrés ;
- Décès du conjoint, du partenaire lié par un PACS ou du concubin du salarié : 3 jours ouvrés ;
- Décès du beau-père, de la belle-mère du salarié : 3 jours ouvrés ;
- Décès du frère, de la sœur, du demi-frère ou de la demi-sœur du salarié : 3 jours ouvrés ;
- Décès du beau-frère, de la belle-sœur du salarié : 1 jour ouvré ;
- Décès du beau-fils ou de la belle-fille du salarié : 1 jour ouvré ;
- Décès d'un petit-enfant du salarié : 1 jour ouvré ;
- Décès d'un grand-parent du salarié : 1 jour ouvré ;
- En cas d'annonce de la survenance d'un handicap chez un enfant du salarié : 2 jours ouvrés ;
- Journée défense et citoyenneté : 1 jour ouvré.
Ces jours de congés doivent être pris au moment des événements en cause.
Ils sont assimilés à des jours de travail effectif pour la détermination de la durée du congé payé annuel.
Source : Article 39.1 de la convention collective. · Article 39.2 de la convention collective.
Jours fériés et ponts dans le secteur privé
En début d’année, l’employeur doit informer les salariés des 5 jours qui seront chômés et payés. Ces jours sont pris dans la liste des fêtes légales suivantes : 1er janvier, lundi de Pâques, 8 mai, Ascension, lundi de Pentecôte, 14 juillet, 15 août, 1er novembre, 11 novembre, 25 décembre.
Si un salarié doit travailler un jour férié non chômé, ou une partie de la journée, il a droit à un repos compensateur d'une durée équivalente, si possible accolé à un jour de repos hebdomadaire.
Concernant le 1er mai, le salarié qui travaille ce jour, en raison des nécessités du service, a droit, en plus du salaire de base, à une indemnité égale au montant de ce salaire.
Le salarié doit indiquer par écrit son accord pour travailler le 1er mai. L'employeur ne peut pas imposer au salarié de travailler le 1er Mai.
Source : Article 31 de la convention collective. · Article 32 de la convention collective.
Prime d'ancienneté
Comment déterminer l'ancienneté du salarié ?
La convention collective ne prévoit rien sur ce point.
Quand le salarié a-t-il droit à une prime d’ancienneté ? Quel est son montant ?
La convention collective ne prévoit pas de prime d'ancienneté.
Rupture & indemnités
À quelles indemnités peut prétendre un salarié qui part à la retraite ?
Le salarié a droit à une indemnité de départ à la retraite s'il a au moins 2 ans d’ancienneté dans l’entreprise.
L'indemnité est égale à 1/10ème de mois par année de présence. Elle ne pourra pas dépasser un maximum de 3 mois de salaire.
Le salaire de référence est, selon la formule la plus avantageuse pour le salarié :
- Le 1/12ème de la rémunération des 12 derniers mois précédant le départ en retraite ou ;
- Le 1/3 des 3 derniers mois. Dans ce cas, toute prime ou gratification à caractère annuel ou exceptionnel, qui aurait été versée pendant cette période, ne serait prise en compte qu'au prorata temporis.
Source : Article 23.4.1 de la convention collective. · Article 23.4.3 de la convention collective.
Durée du travail
Travail du dimanche : quelle contrepartie ?
Tous les salariés ont droit à un repos hebdomadaire d'une durée minimum d'une journée et demie par semaine. Ce repos doit être donné le dimanche et un autre jour de la semaine.
Si l'organisation du travail exige la présence des salariés le dimanche matin, ce repos est obligatoirement d'un jour et demi consécutif, le dimanche après-midi et le lundi. Dans tous les cas, il doit correspondre à 35 heures de repos consécutives.
Source : Article 30 de la convention collective.
Maladie & prévoyance
En cas d’arrêt maladie du salarié, l’employeur doit-il assurer le maintien de salaire ?
Le salarié ayant 1 an d'ancienneté a droit, en cas d'arrêt maladie, à une indemnisation complémentaire à l'indemnité journalière de la sécurité sociale.
1. Conditions pour avoir droit au maintien de salaire
Le salarié a droit à un maintien de salaire, à condition :
- D'avoir justifié dans les 2 jours ouvrables de cet arrêt de travail ;
- D'être pris en charge par la Sécurité sociale ;
- D'être soigné sur le territoire français ou dans l'un des autres États membres de la Communauté européenne ou dans l'un des autres États partie à l'accord sur l'Espace économique européen.
2. Montant de l'indemnité complémentaire versée au salarié
Cette indemnité complémentaire dépend de l'ancienneté du salarié. Elle est égale à :
- 1 an d’ancienneté : à partir du 8ème jour de l'arrêt, 30 jours d’indemnisation à 90 % puis 30 jours à 66,66 %,
- 3 ans d’ancienneté : à partir du 8ème jour de l'arrêt, 40 jours d’indemnisation à 90 % puis 30 jours à 66,66 %,
- 5 ans d’ancienneté : à partir du 6ème jour de l'arrêt, 50 jours d’indemnisation à 90 % puis 40 jours à 66,66 %,
- 10 ans d’ancienneté : à partir du 3ème jour de l'arrêt, 60 jours d’indemnisation à 90 % puis 50 jours à 66,66 %,
- 15 ans d’ancienneté : à partir du 3ème jour de l'arrêt, 70 jours d’indemnisation à 90 % puis 60 jours à 66,66 %,
- 20 ans d’ancienneté : à partir du 3ème jour de l'arrêt, 80 jours d’indemnisation à 90 % puis 70 jours à 66,66 %,
- 25 ans d’ancienneté : à partir du 3ème jour de l'arrêt, 90 jours d’indemnisation à 90 % puis 90 jours à 66,66 %.
En cas d'hospitalisation, l'indemnisation est versée dès le premier jour d'hospitalisation.
Cette indemnité s'apprécie après déduction des indemnités versée par la sécurité Sociale ou les caisses complémentaires. Le salarié ne peut pas recevoir un montant total supérieur à la rémunération nette qu'il aurait perçue s'il avait continué à travailler.
Si plusieurs absences pour maladie ou accident ont été indemnisées au cours des 12 mois précédant l'arrêt de travail, la durée totale et les montants d'indemnisation ne peuvent pas dépasser les limites définies ci-dessus.
3. Montant de l'indemnité complémentaire versée au salarié en cas d'accident du travail ou accident de trajet
Cette indemnité complémentaire est versée dès le premier jour d'absence. Son montant dépend de l'ancienneté du salarié. Elle est égale à :
- Avant 3 ans d'ancienneté : 40 jours à 90 % puis 30 jours à 66 %,
- 3 ans d’ancienneté : 50 jours d’indemnisation à 90 % puis 40 jours à 66 %,
- 5 ans d’ancienneté : 60 jours d’indemnisation à 90 % puis 50 jours à 66 %,
- 10 ans d’ancienneté : 70 jours d’indemnisation à 90 % puis 60 jours à 66 %,
- 15 ans d’ancienneté : 80 jours d’indemnisation à 90 % puis 70 jours à 66 %,
- 20 ans d’ancienneté : 90 jours d’indemnisation à 90 % puis 90 jours à 66 %,
- 25 ans d’ancienneté : 100 jours d’indemnisation à 90 % puis 90 jours à 66 %.
Source : Article 40.1 de la convention collective. · Article 40.2 de la convention collective.
En cas de maladie, le salarié a-t-il droit à une garantie d’emploi ?
Si l'absence pour maladie du salarié se prolonge au-delà d'une durée de 12 mois, l'employeur peut licencier celui-ci afin de procéder à son remplacement définitif.
Source : Article 41.1 de la convention collective.
Contrat & embauche
Est-il obligatoire d'avoir un contrat de travail écrit et signé ?
L'employeur remet au salarié un document précisant les conditions de son emploi.
Source : Article 15 de la convention collective.
Quelles informations doivent figurer dans le contrat de travail ou la lettre d'engagement ?
L'employeur remet au salarié un document précisant :
- l'emploi du salarié ;
- le niveau de qualification ;
- la rémunération ;
- la durée du travail servant de base au calcul de sa rémunération ;
- la convention collective applicable dans l'entreprise ;
- le régime de prévoyance et de la caisse de retraite auxquels le salarié est affilié.
Le contrat de travail à temps partiel doit faire l’objet d’un contrat de travail écrit ou d’un avenant qui mentionne notamment :
– la qualification du salarié ;
– la rémunération ;
– la durée hebdomadaire ou mensuelle du travail, lorsque la durée du travail est répartie à la semaine ou au mois ;
– la répartition de la durée de travail entre les jours de la semaine ou les semaines du mois ;
– les modalités selon lesquelles les horaires de travail pour chaque journée travaillée seront communiqués par écrit au salarié ;
– les cas dans lesquels une modification de la répartition des horaires peut avoir lieu ;
– les conditions de recours aux heures complémentaires ainsi que leur nombre maximum ;
– la convention collective appliquée dans l’entreprise.
Source : Article 15 de la convention collective. · Article 34.1.1 de la convention collective.
Quelle peut être la durée maximale d'un CDD ?
La convention collective ne prévoit rien sur ce point.
Dans le cadre d’un CDD, quel est le montant de l’indemnité de fin de contrat ?
La convention collective ne prévoit rien sur ce point.
Dans le cadre d’un contrat de mission (intérim), quel est le montant de l’indemnité de fin de contrat ?
La convention collective ne prévoit rien sur ce point.
Fiche établie par convention-facile.fr d'après la base KALI (Légifrance / DILA). Le texte officiel fait foi : https://www.legifrance.gouv.fr/conv_coll/id/KALICONT000005635421. Les montants conventionnels évoluent par avenant — vérifiez la date d'extension avant de vous en servir dans une discussion salariale.
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Sommaire de la convention
- Texte de base : Convention collective nationale du commerce de détail alimentaire non spécialisé du 12 janvier 2021 (Avenant n° 138 du 12 janvier 2021) - Étendue par arrêté du 17 décembre 2021 JORF 23 décembre 2021
- Préambule
- Titre liminaire
- Titre Ier Modification du champ d'application et mise à jour de la convention collective
- Chapitre Ier Dispositions générales
- Chapitre II Liberté syndicale et institutions représentatives du personnel
- Chapitre III Contrat de travail
- Chapitre IV Durée du travail et repos
- Chapitre V Congés payés
- Chapitre VI Absences pour maladie, accident du travail ou maternité
- Chapitre VII Égalité professionnelle. Égalité de traitement
- Chapitre VIII Classification des emplois
- Chapitre IX Salaires
- Annexes
- Textes Attachés
- Avenant n° 38 du 16 juin 2000 relatif aux heures d'équivalence
- Accord du 13 septembre 2000 relatif au développement du paritarisme
- Préambule
- Création d'une association paritaire
- Cotisation
- Affectation des cotisations
- Entrée en vigueur
- Avenant n° 26 du 25 septembre 1996 relatif aux attribution des fonds
- Affectation des versements prévus par l'article 3 de la loi du 4 août 1995
- Désignation du CFA destinataire des fonds visés à l'article 1er
- Contribution d'attribution de ces fonds
- Suivi de l'exécution de l'accord
- Avenant n° 33 du 16 avril 1999 relatif au capital temps de formation
- Objet du capital de temps de formation
- Capitalisation des droits à formation
- Conditions d'ouverture du droit au capital de formation
- Formations dans le cadre du capital de formation
- Durée des formations
- Procédure à suivre
- Moyens de financement
- Délai de franchise
- Financement
- Information des salariés
- Avenant n° 43 du 16 février 2001 complétant l'avenant n° 33 relatif au capital temps formation
- Avenant n° 34 du 16 avril 1999 relatif à la prévoyance des cadres et non cadres
- Garantie décès
- Cotisations
- Garantie rente éducation
- Garantie longue maladie
- Garantie invalidité
- Fonds de péréquation
- Désignation
- Changement d'organisme assureur
- Date d'effet
- Extension
- Avenant n° 37 du 3 mars 2000 relatif à la réduction du temps de travail
- Cadre juridique et champ d'application
- Définition du travail effectif
- Mise en oeuvre de la réduction du temps de travail dans les entreprises
- Rémunération
- Modalités d'organisation du temps de travail
- Heures supplémentaires
- Travail à temps partiel
- Création d'un compte épargne-temps (CET)
- Co-ïnvestissement formation
Conventions du même secteur
Source : base KALI (Légifrance / DILA), texte officiel de la convention collective IDCC 1505. Informations fournies à titre indicatif.