Texte consolidé de la convention (base KALI / Légifrance), donné à titre de référence.
Article 1er — Accord du 22 janvier 2003 portant création d'un certificat de qualification professionnelle "Vendeur qualifié" dans le bricolage
Le certificat de qualification professionnelle concerne le métier de vendeur(se) qualifié(e) dans le cadre de la formation en alternance.
Il reprend deux CQP créés par l'accord du 15 décembre 1998 : le CQP "Vendeur(se) 2e échelon monovalent", et le CQP "Vendeur(se) 2e échelon polyvalent".
Il fait l'objet d'une annexe au présent accord.
Article 2 — Accord du 22 janvier 2003 portant création d'un certificat de qualification professionnelle "Vendeur qualifié" dans le bricolage
Le présent accord est conclu pour une durée de 2 ans. Il sera renouvelé chaque année par tacite reconduction.
Article 3 — Accord du 22 janvier 2003 portant création d'un certificat de qualification professionnelle "Vendeur qualifié" dans le bricolage
Les parties signataires s'engagent, dans le cadre des articles L. 320-10 et L. 133-8 et suivants du code du travail, à déposer le texte du présent accord et à en demander l'extension.
Fait à Paris, le 22 janvier 2003.
I. - Définition de la qualification
Basée sur la convention collective nationale du bricolage, cette définition vise à établir une fiche d'identité du poste en présentant la mission générale.
Elle constitue, pour la profession, la base commune à laquelle correspond le CQP.
V. - Organisation de l'alternance et tutorat pour la préparation du certificat de qualification professionnelle (CQP) en contrat de qualification.
1. Articulation formation en centre de formation-formation en magasin
Présentation :
Les deux pôles de formation (centre de formation et magasin) doivent concevoir ensemble la formation du jeune.
(Schéma non reproduit)
Tout doit être mis en oeuvre pour assurer l'insertion du jeune (au centre du dispositif) dans l'entreprise et dans la branche professionnelle et lui donner une qualification professionnelle adaptée et reconnue.
Le magasin et l'organisme de formation se doivent d'établir des liens réels :
- administratifs, par l'établissement d'une convention de formation faisant référence au CQP ;
- pédagogiques, sur les objectifs, stratégies de formation et procédures de suivi.
Il appartient aux différents partenaires de concrétiser leur coordination à partir des axes proposés page suivante, le livret de suivi étant imposé par la commission paritaire nationale de l'emploi et de la formation professionnelle (CPNEFP).
2. Le tuteur
a) Définition
Dans toute formation en alternance entre l'entreprise et un centre de formation, la fonction du tuteur au sein de l'entreprise revêt une importance capitale tant pour le formé que pour la réussite même de la formation.
Le mot " tuteur " vient du latin tutor . Il définit le plus souvent une perche, une armature qui soutient une jeune plante ... Dans le cadre de la formation, la définition est celle donnée par le livre " 700 mots-clés de l'éducation " :
"Personne confirmée pour sa compétence placée près d'une personne débutante".
Le tuteur a pour caractéristiques essentielles :
- d'être un salarié de l'entreprise ;
- d'avoir une expérience professionnelle reconnue.
Pour être pleinement efficace dans sa mission, il se doit :
- de partager le projet de l'entreprise ;
- d'être motivé par la promotion des hommes et l'insertion des jeunes ;
- d'accepter de privilégier cette fonction.
b) Désignation
La fonction de tuteur est assurée par un salarié de l'entreprise d'accueil, avec l'accord de l'intéressé, ou par l'employeur lui-même. Le choix du tuteur (fonction, qualification...) doit tenir compte de l'objectif à atteindre ; il doit avoir une formation au moins équivalente à celle visée par la formation du jeune. Le tuteur ne peut se voir confier simultanément plus de trois jeunes en alternance (deux jeunes lorsque l'employeur assure la fonction de tuteur). De plus, il doit pouvoir disposer du temps nécessaire au suivi du jeune.
Cette désignation est régie par les textes réglementaires portés au code du travail, et notamment par :
- le décret n° 92-463 du 25 mai 1992 pour les contrats de qualification ;
- le décret n° 92-408 du 27 avril 1992 pour les contrats d'adaptation.
c) Rôles et missions
Le tuteur est chargé, d'après les textes réglementaires :
- de suivre le déroulement des actions de formation ;
- d'exercer un rôle de conseil auprès du jeune, de l'accueillir et de l'informer pendant toute la durée du contrat ;
- d'assurer la liaison entre l'organisme de formation et les salariés de l'entreprise qui contribuent à l'acquisition par le jeune de compétences professionnelles ;
- de participer à l'évaluation et bilan du contrat.
Le tuteur est chargé de transmettre son savoir et son métier et de faciliter l'intégration du jeune dans le domaine professionnel.
d) Formation
La CPNEFP ainsi que l'ensemble des tuteurs se préparent à exercer leur mission dans le cadre d'actions de formation pouvant être financées sur le budget alternance par un OPCA, en vue de les aider à :
- préparer l'arrivée du jeune ;
- accueillir et accompagner le jeune ;
- être médiateur entre l'alternant et les deux pôles de formation ;
- participer à la formation du jeune :
- transmettre des savoirs : savoir-faire et savoir-être en situation ;
- choisir et organiser des tâches et des apprentissages ;
- évaluer ;
- établir un bilan en fin de formation.
EMPLOYES
Niveau 1
Définition générale :
Les emplois classés dans ce niveau n'exigent aucune formation particulière. Ils ne nécessitent qu'une mise au courant rapide et se concrétisent par des tâches d'exécution, le plus souvent à caractère répétitif.
Leur dénomination résulte de leur activité dominante. A ce niveau n'existe qu'un seul degré : le degré B.
Niveau 2
Définition générale :
Les emplois classés dans ce niveau se caractérisent par des tâches qui, en plus de celles courantes de simple exécution, nécessitent la connaissance et l'application de procédures ainsi que la prise d'initiatives pour leur mise en oeuvre.
La connaissance requise s'acquiert essentiellement par la pratique professionnelle.
Trois degrés existent. Ils correspondent à la plus ou moins grande maîtrise des procédures et à la capacité de prendre les initiatives appropriées.
1er degré :
Le 1er degré correspond à la période allant de l'apprentissage des procédures jusqu'à leur bonne connaissance.
2e degré :
Ayant acquis de la pratique professionnelle, l'employé accède au 2e degré, qui est celui de la qualification.
Les tâches sont les mêmes qu'au 1er degré.
3e degré :
Les employés qui maîtrisent parfaitement les procédures à mettre en oeuvre et qui démontrent dans leur activité habituelle qu'ils savent prendre les initiatives appropriées aux situations accèdent au 3e degré.
Ces employés peuvent se voir confier également des tâches d'information ou de mise au courant des nouveaux ou de coordination simple.
Niveau 3
Définition générale :
Les emplois classés dans ce niveau se caractérisent par leur spécialité.
Leurs titulaires possèdent une technicité acquise par une formation professionnelle préalable à leur embauchage ou dans le cadre de l'entreprise.
La progression dans ce niveau résulte de la prise en charge de responsabilités de gestion ou techniques.
1er degré :
Les emplois de 1er degré sont techniques. Leur dénomination est celle de la spécialité exercée par le titulaire.
2e degré :
En plus de la parfaite maîtrise de la technicité professionnelle, les employés classés dans ce degré ont une responsabilité de gestion ou technique. Ils mettent en oeuvre les moyens destinés à permettre la réalisation des objectifs et peuvent coordonner le travail d'employés du niveau 1 ou 2.
Filière vente
NIVEAU
DEGRÉ
INTITULÉ DU POSTE
DÉFINITION DU POSTE
1
B
Vendeur(euse) 1 er échelon (120)
Employé(e) ayant moins de 1 an de pratique professionnelle à ce poste, qui effectue sa formation au contact du personnel de vente expérimenté et de la clientèle. Il (elle) assure la mise en rayon des marchandises ainsi que tous travaux s'y rapportant. Peut être amené(e) occasionnellement à assister une caissière.
2
C
Vendeur(euse) 2 e échelon (140)
Employé(e) qui, tout en assumant les tâches du (de la) vendeur(euse) 1 er échelon, a acquis à travers sa pratique professionnelle la compétence nécessaire pour présenter et mettre en oeuvre les produits qu'il (qu'elle) vend dans le rayon auquel il (elle) est affecté(e)
2
E
Vendeur(euse) à la découpe (bois, verre, etc.) (160)
Employé(e) chargé(e) de la découpe de bois, de verre ou de tout autre matériau. Il (elle) est responsable du matériel qui lui est confié au même titre que des marchandises. Il (elle) assure le réapprovisionnement, le marquage, le comptage et l'ensemble de la vente de son rayon et doit posséder un sens commercial lui permettant de rendre un service efficace à la clientèle du rayon.
2
E
Vendeur(euse) qualifié(e) (160)
Vendeur(euse) qui a acquis une bonne connaissance des produits de son rayon et une bonne compétence à la vente, ce qui lui permet de répondre aux besoins de la clientèle. Il (elle) participe aux tâches relatives à l'approvisionnement. En outre, il (elle) contribue à la formation générale des vendeurs(euses) 1 er et 2 e échelon de son rayon. Il (elle) peut être titulaire ou non d'un CAP de vente.
3
F
Vendeur(euse) à la découpe qualifié(e) (190)
Employé(e) ayant 2 années de pratique professionnelle au poste de vendeur(euse) à la découpe et ayant acquis de par sa compétence professionnelle une parfaite maîtrise de son poste, notamment en réduisant les pertes (chutes de bois, de verre, etc.).
3
F
Vendeur(euse) technique (190)
Vendeur(euse) qualifié(e) qui, outre l'excellente connaissance technique des produits dont il (elle) a la charge dans son secteur, a acquis la compétence commerciale le (la) rendant apte à répondre aux préoccupations exprimées par la clientèle. Il (elle) contribue en outre à la formation technique des vendeurs sur les fonctions afférentes à la vente.
3
G
Gestionnaire de rayon (200)
Possède dans son secteur l'ensemble des connaissances nécessaires à la vente des produits dont il (elle) a la charge. Il (elle) utilise les outils de gestion de l'entreprise en appliquant les directives de sa hiérarchie. Il (elle) assure notamment l'accueil et le service de la clientèle, la surveillance permanente du stock.
Filière caisse
NIVEAU
DEGRÉ
INTITULÉ DU POSTE
DÉFINITION DU POSTE
1
B
Caissier(ère)
réassortisseur(euse)
1er échelon (120)
Employé(e) qui débute sur une caisse enregistreuse. Il (elle) s'initie aux procédures relatives à son poste. Il (elle) peut être appelé(e) à participer à l'étiquetage, au remplissage et à la maintenance des rayons. Durée à ce poste : maximum 1 an.
2
C
Caissier(ère)
réassortisseur(euse)
2 e échelon (140)
Effectue les encaissements des ventes en se servant des caisses enregistreuses. A acquis une bonne dextérité. Applique les procédures de caisse. Il (elle) peut être appelé(e) à participer à l'étiquetage, au remplissage et à la maintenance des rayons.
2
E
Caissier(ère)
réassortisseur(seuse)
3 e échelon (160)
Outre les fonctions effectuées par la caissière 2 e échelon, employé(e) qui, par ces qualités commerciales et relationnelles, assure dans certains magasins l'accueil et l'information, participe à la formation des caissières 1 er échelon.
3
F
Caissier(ère) général(e)
1 er échelon (190)
Employé(e) chargé(e) de la tenue de la caisse centrale du magasin, de la comptabilité de la caisse et du contrôle des valeurs encaissées. Il (elle) contrôle les fiches de versements à la caisse centrale et vérifie les fonds de caisse. Il (elle) établit le planning des caissiers(ères). Il (elle) est responsable d'une batterie de caisses inférieure à 5 ; il (elle) peut être amené(e) à tenir une caisse et dans certains magasins à assurer l'accueil et l'information.
3
G
Caissier(ère) général(e)
2 e échelon (200)
Employé(e) qui, tout en assumant les tâches du caissier(ère) général(e) 1 er échelon, est responsable d'une batterie permanente minimum de 5 caisses.