En cas d’arrêt maladie du salarié, l’employeur doit-il assurer le maintien de salaire ?
La convention collective prévoit le maintien de salaire en cas d'arrêt maladie dans les conditions suivantes.
1. Pour les collaborateursPour avoir droit au maintien de salaire pendant son arrêt de travail, le salarié doit avoir au moins 1 an d'ancienneté, sauf en cas d'accident du travail ou de maladie professionnelle.
Le salarié doit aussi avoir justifié son arrêt de travail à son employeur et, pour un arrêt de travail supérieur à 3 jours, être pris en charge par la sécurité sociale.
Le nombre total de jours de maintien de salaire est égal à :
- Ancienneté inférieure à 5 ans : 105 jours calendaires à la fois par arrêt de travail et par année civile,
- Ancienneté d'au moins 5 ans : 135 jours calendaires à la fois par arrêt de travail et par année civile.
Le maintien de salaire, après déduction des indemnités de la sécurité sociale et du régime de prévoyance (part employeur), et des indemnités pour perte de salaires versées par les responsables de l'accident ou leurs assurances, est égal à :
-
Ancienneté de moins de 5 ans d'ancienneté :
- pour les 45 premiers jours indemnisés : 100 % de la rémunération ;
- pour les 60 jours suivants : 75 % de la rémunération ;
-
Ancienneté d'au moins 5 ans d'ancienneté :
- pour les 60 premiers jours indemnisés : 100 % de la rémunération ;
- pour les 75 jours suivants : 75 % de la rémunération ;
Le maintien de salaire est calculé sur la base de la rémunération nette qu'aurait perçue le salarié s'il avait normalement travaillé pendant la période indemnisée, à l'exception des éléments de cette rémunération ayant un caractère de remboursement de frais.
Les 3 premiers jours calendaires de chacun des arrêts de travail provoqués par une maladie ou par un accident ne sont pas indemnisés, sauf en cas d'accident du travail, de maladie professionnelle ou d'affection de longue durée.
Toutefois, ce délai de carence ne s'applique pas pour l'indemnisation du premier arrêt de travail au cours d'une année civile. Si la durée de cet arrêt est inférieure à 3 jours, le délai de carence appliqué à l'arrêt suivant est égal à la durée du premier arrêt.
2. Pour les cadresPour avoir droit au maintien de salaire pendant son arrêt de travail, le salarié doit justifié son arrêt de travail à son employeur et, pour un arrêt de travail supérieur à 3 jours, être pris en charge par la sécurité sociale.
Le salarié doit avoir au moins 1 an d'ancienneté, sauf en cas d'accident du travail ou de maladie professionnelle. Dans le cas de maladie professionnelle ou d'accident de travail, à l'exclusion de l'accident de trajet, les périodes d'indemnisation seront au minimum égales à celles prévues pour une ancienneté de 2 ans, quelle que soit la durée des services du salarié.
Le maintien de salaire est, après déduction des indemnités de la sécurité sociale et du régime de prévoyance (part employeur), et des indemnités pour perte de salaires versées par les responsables de l'accident ou leurs assurances, égal à :
- Ancienneté d'au moins 1 an : 45 jours à 100 % et 45 jours à 50 % ;
- Ancienneté supérieure à 2 ans : 60 jours à 100 % et 60 jours à 50 % ;
- Ancienneté supérieure à 3 ans : 90 jours à 100 % et 90 à 50 % ;
- Ancienneté supérieure à 5 ans : 120 jours à 100 % et 120 jours à 50 % ;
- Ancienneté supérieure à 10 ans : 150 jours à 100 % et 150 jours à 50 %.
L'ancienneté s'apprécie à la date du début de l'arrêt de travail.
Le nombre de jours indemnisables, découlant de l'ancienneté du cadre, est limité par arrêt de travail et par année civile. Les périodes d'indemnisation se calculent en jours calendaires.
Le maintien de salaire est calculé sur la base de la rémunération nette qu'aurait perçue le salarié s'il avait normalement travaillé pendant la période indemnisée, à l'exception des éléments ayant un caractère de remboursement de frais.
Textes de référence